La Cour internationale de Justice (CIJ) a annoncé vendredi qu’elle ne pouvait poursuivre la plainte déposée par le Mali contre l’Algérie concernant la destruction d’un drone militaire, tant que l’Algérie n’aura pas reconnu sa compétence. La haute juridiction de l’ONU a précisé avoir transmis la requête malienne au gouvernement algérien.
Bamako accuse Alger d’avoir abattu volontairement, dans la nuit du 31 mars au 1er avril, un drone militaire malien près de la localité de Tinzaouaten, dans la région de Kidal, provoquant une crise diplomatique.
Le Mali estime que cette action constitue une violation du droit international et un acte d’agression visant à entraver ses opérations contre des groupes armés.
De son côté, l’Algérie affirme que ses forces ont neutralisé un drone armé ayant franchi illégalement son espace aérien à proximité de la frontière commune. La CIJ a rappelé qu’aucune procédure ne pourra avancer sans le consentement formel d’Alger à sa compétence.

