La justice tunisienne a condamné Abir Moussi à deux ans de prison pour avoir critiqué la commission électorale. Cheffe du Parti constitutionnel libre et farouche opposante au président Kaïs Saïed, elle avait déjà été incarcérée en 2023, après son arrestation à l’entrée du palais présidentiel.
Les autorités l’accusaient alors d’avoir tenté de semer le chaos par une agression présumée.
Pour ses soutiens, ce nouveau verdict confirme la volonté du pouvoir d’étouffer toute voix dissidente. Depuis l’arrivée au pouvoir de Kaïs Saïed, plusieurs figures de l’opposition ont été arrêtées, suscitant de vives inquiétudes sur l’état des libertés politiques dans le pays.
L’avocat d’Abir Moussi a dénoncé une décision injuste et annoncé vouloir faire appel.

